jeudi 13 décembre 2007


Je me remémore un écrit, sous la pluie nocturne d’un samedi illuminé de décembre :
« Je rêve de toi ;
Mon rêve c’est toi ;
Qui es tu ? Celle qui fait battre mon cœur ;
Je t’aime. »

Bonheur ?

Dictionnaire juridique…
On y trouve la définition de « bon : « écrit constatant le droit d’une personne de se faire payer une certaine somme d’argent ou exiger une prestation déterminée. » »
Raté !
Suivants : bon de visite, Boni de liquidation, Bonne foi, Bonne mœurs …
Ha ! « Bon père de famille : « Type d’homme normalement prudent, soigneux et diligent…etc » » !

Et merde alors.
Le bonheur est une notion ignorée du droit et de tout bon juriste ou de tout professionnel du droit !
Même la définition de »plaisir« n’apparaît pas ! Le mot le plus proche est plaidoirie !
Ha ! Je sais, le juriste trouve son bonheur au prétoire, dans le plaisir de l’exercice de son métier. De la grosse marade ! On doit bien se marer quand on pratique le droit !

Quid notion de bonheur en philosophie ?
En gros tous s’accordent sur un état psychologique durable où toutes nos inclinations semblent trouver satisfaction !
pfiou... pourquoi faut-il que ces foutus philosophes dénaturent tout ?

MERDE! CRAP ! BULLSHIT ! Au diable le droit, au diable la philo... pour une fois je laisse parler ce que j'ai au fond de mon coeur.

Le bonheur n’est pas une quête, ni encore moins un but à atteindre.
Le bonheur c’est ce que l’on construit, en tenant compte du passé, du présent et du futur.
Le bonheur c’est de surmonter les obstacles, d’améliorer sa vie, d’en faire quelque chose qui à un sens.

TOI

Je dis que mon bonheur résulte dans le souhait accompli de faire ton bonheur.
Inextinguible envie ardente de voir ce pétillement infantile apparaître dans tes yeux … et de s’en remettre à toi pour le mien.
De regarder la vie par tes yeux, d’avancer avec toi, de surmonter avec toi ;
D’être pour toi;
D’avoir un sens avec toi;
Parce que c’est toi, que je t’ai choisi;
Parce que tu es ce sourire qui m’accompagne chaque seconde de ma vie.

Le bonheur ?
Toi !

Merci.

lundi 10 décembre 2007

Notion de couleurs!

On va voir ce que je suis capable de produire de plus laid!
J'en changerai régulièrement, histoire que chacun puisse dire lequel lui correspond le mieux.

Le dernier, de fond mauve/pourpe n'a pas emporté l'unanimité!

Le but : comparer mes ignobles goûts artistiques avec les vôtre!

On va bien se marrer je pense!

vendredi 7 décembre 2007

Happy Birthday!

Nous sommes le 7 décembre.
Qu'y a-t-il donc ce jour qui me tient tant à coeur ?

Juste l'envie de souhaiter un excellent anniversaire à 3 personnes qui me tiennent à coeur.
Pour leur 19 ans, je leur fais tous mes voeux de bonheur.

A toi particulièrement...

vendredi 30 novembre 2007

Blocage de faculté

mardi 27 novembre 2007

Dévoyée Démocratie


La politique est l’art de donner de la main gauche un bonbon à un enfant pour lui prendre son jouet de l’autre main.
La diplomatie semble être celui de fermer les yeux sur des pratiques plus alambiquées encore.

Il suffit de regarder les récents événements en Russie pour s’en convaincre.
Le contexte des futures élections législatives est devenu un échiquier planétaire ou les considérations économico politiques rejoignent celles des guerres de survies et de pouvoirs internes.
L’hypocrisie est montée si loin que l’on en revient diplomatiquement à un vieux James Bond.
Avec USA versus URSS (stalinienne version Poutine et à l’aune du capitalisme).
Dans les faits, et pour survoler (allez lire Le Monde) les Etats-Unis et l’Europe dénoncent l’intervention musclée des forces de l’ordre soviétiques durant les manifestations des partis opposants au parti de la Russie Unie (celui de Mr Poutine).
Nos démocraties s’inquiètent de la préservation de la liberté de parole et des droits de l’Homme dans ce contexte législatif russe.
On peut comprendre cette inquiétude, quand on sait que le leader de ce parti n’est autre que le futur chef d’état sortant qui, parce qu’il ne peut briguer de nouveau la présidence de la fédération de Russie, souhaite se présenter à la tête de son gouvernement !
Une majorité massive au législative lui assurerait ce poste sans équivoque possible et une légitimité inégalée. Le futur président en serait relégué à la très inconfortable position honorifique et représentative d’un fantoche couronné après les Communes.

Les récents propos de son Excellence Poutine sont l’illustration même de ce coup d’Etat qui se profile.
Lors d'une réunion à Saint-Pétersbourg de son parti Russie unie, qu'il mène à ces élections, le président russe a affirmé lundi que le retrait des observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe était largement dû à des pressions américaines. "Nous avons des renseignements, une fois de plus, selon lesquelles ce retrait a été décidé sur la recommandation du département d'Etat américain (...) Nous en tiendrons certainement compte dans nos relations bilatérales" avec Washington, a-t-il dit, ajoutant que « la Russie devait avoir une défense forte pour décourager ceux qui sont tentés de fourrer leur nez morveux dans nos affaires". "De telles manoeuvres ne peuvent pas faire échouer les élections en Russie. Elles visent à nier toute légitimité à ce scrutin, c'est tout à fait clair, mais elles n'y parviendront pas", a ajouté le chef de l'Etat.

Bush s’insurge ! L’Europe feint d’être outrée. Le commun des mortels pourrait l’être et se doit de l’être. Comment justifier l’arrestation controversée de Mr Garry Kasparof, chef de file du parti de l’opposition ? Surtout quand, unanimement, tout le monde s’accorde pour dire que l’ancien champion du monde d’échecs ne menace nullement l’avenir radieux du parti de Monsieur Poutine (selon les propos de Mr Kouchner).

Y aurait-il une ambiguïté qui nous échapperait ? Pourquoi nos politiciens sortent tous leurs airs choqués pour dénoncer une arrestation et une dispersion des manifestants avec une vigueur digne d’un état … policier (pour faire de l’emphase).
Car sortir le grand jeu diplomatique visant à déstabiliser la populace en manque d’information ne sert plus à grand-chose.
Car sur l’échiquier actuel, les pièces sont clairement identifiées et identifiable. Le seul souci pour Mr Kasparoff est de ne pas forcément pouvoir déchiffrer les intentions de son adversaire, voir ses règles du jeu, qui sont somme toutes bien inexistantes et aléatoire.

Un beau merdier, ou la Russie (devrais-je dire son Président omniscient) souhaite conserver ce que tout Tzar moderne ou non à toujours eu. Où les USA voudrait bien leur part du marché.
Et où l’Europe laisse à Mr Barroso et à sa commission le soin de s’égosiller vainement pour faire entendre de pseudos considérations et valeurs fondamentales reconnues par diverses convention, constitution, chartes, traités planétaires.
S’écrier inutilement à la violation de droits durement acquis chez nous, et si facilement bafoués chez d’autres.
Or dire n’est pas faire, et comme toujours nous laisserons faire. Car un droit prime sur tous les autres… le droit économique.
Parce qu’entre deux maux il faut choisir le moindre.
Je dis ça sans fustiger bien sur…

jeudi 22 novembre 2007

My Blueberry Nights


Bientôt… plus que quelques jours pour enfin découvrir le chef d’œuvre esthétique cinématographique d’un des plus talentueux réalisateur de nôtre temps.
Tout le monde en parle ; À croire que les chroniqueurs ont été envoûtés et que l’actualité cinématographique ne vit que pour ce film et par ce film ! Et on peut sans difficulté comprendre leur engouement.

Car ce n’est pas tous les jours que le maître de la couleur, de l’éclairage et de la beauté pure, sans ambages nous offre le film tournant de sa vie dans le 7e art.

My Blueberry nights met en scène de beaux acteurs, tant pour leur jeu que leur physique … une habitude pour cet homme né à Shanghai.
On se laissera cependant surprendre par les interprètes : Norah Jones et David Strathairn (américains), Rachel Weisz et Jude Law (anglais). Si on y joint la sulfureuse Nathalie Portman, et un tournage entièrement sur sol américain, alors le film devient anglo-saxon à tout point de vue. Une première !

Toutefois le réalisateur de « in the mood for Love », « 2046 » et « happy together » ne se départi pas de ce qui le caractérise.
C’est un film très class, very
smooth, filmé et mis en scène pour l’esthétisme, la beauté des sentiments. Il semble à nouveau et comme toujours porter le spectateur vers l’indicible, le parfait. Eclairages au néon, prises de vues rapprochées, ralentis font de ce long métrage une composition remarquable, comme une huile sur toile vibrant sur une musique de Ry Cooper.

« Parfois la distance physique entre deux personnes peut être courte,
mais la distance
émotionnelle se mesurer en kilomètres. »

Wong Kar Waï.

Du grand cinéma, du cinéma perfectionniste, du cinéma pour amateurs.
Une heure trente cinq comme un clip vidéo, qui en met parait-il plein la vue, comme une très longue génialissime bande annonce.
Le
7e art ! Wong Kar Waï ! Rien de plus !

Sortie le 28 novembre. A voir en VO bien entendu !

samedi 27 octobre 2007

L'Hiver

L'hiver s'installe.
Première joie de la flambée dans la cheminée ce soir. Froid intense qui vous transpèrce quand vous affrontez l'extérieur; je retrouve ma sensibilité au froid, frissons continuels tellement agréables.

L'hiver reprend ses droits, bien plus tôt qu'on ne l'attendait.
Et dans une sulfureuse serenité, je me prends à revêr de flocons, de sommets alpins immaculés.

Je suis comme un enfant exité devant la joie du froid perçant, qui se prend à contempler le grandiose de l'univers blanc et gelé qui s'offre à son regard.
Comme portée par une inextinguible envie de scuter ces horizons infinis qui s'offre à vous, en haut d'un sommet par nuit clair. Où les diamants étoilés, scintillants dans ce ciel encre de chine, mettent à la portée de votre conception une inintelligible partie de l'immensité extensible qui étend devant vous sa puissance.

Tout dans l'espace qui m'entoure me renvoit cette sensation de force et de magnétisme intense. La brume qui enveloppe soudainement cette nature qui s'endort, le feu qui crépite calmement dans l'âtre, les lumières tamisées, les éfluves des thé dans le salon, le silence qui règne au dehors...
Je me confine, vêtements chauds et confortables, pleinitude de l'instant présent. Comme si je m'enfonçais dans du coton.
L'hiver s'installe, il reprend ses droits.

Et pourtant je suis partagé entre cette exitation débordante et le calme que m'impose la force immatérielle éternelle qui m'entoure.
Pourquoi l'hiver a-t-il, sur moi, autant d'effet? Pourquoi le sens-je arriver? Pourquoi lui seul exacerbe mes sens?

mercredi 24 octobre 2007

ténosynovite de De Quervain, Mon amour!

Il faut une situation critique pour s'apercevoir toujours un peu plus de la merveille de la nature.
J'attire par-là votre attention sur la beauté de la commune situation des gens normaux. Personnes qui ont l'agréable et bénéfique usage de tout ce que la nature à mis à leur disposition. Et c'est d'autant plus vrai lorsque la privation touche un organe vital – si l’on peut dire.
Bon, j'avoue, l'emploi du terme est mal venu, mes jours n'étant pas comptés. Navré pour ceux qui me voyaient déjà dans la tombe, les rumeurs concernant ma mort son amplement exagérées.
Non, il s'agit juste ici d'un handicap provisoire mais douloureux.

Moins au sens physique que psychomoteur. Car voilà, se retrouver privé d'un membre dont on à l'usage permanent, est tout bonnement un calvaire quotidien.
Il est ici question de mon poignet droit.

« Vous avez semble-t-il une ténosynovite de De Quervain ».

Docteurs, soyez suffisamment aimables pour ne pas nous anesthésier de vos nominations barbares!

« Vous souffrez d'un épanchement de la gaine des tendons du premier compartiment et d'un discret épaississement de la gaine des tendons long abducteur et court extenseur du pouce. De plus il semblerait que vous ayez un kyste arthrosynovial de l'extrémité du scaphoïde avec une déminéralisation géodésique bilobée cernée d'un petit liseré condensant.»

... !!!! ... ***^m/;%#§£¤\@~&;***!!!

Ou il se fou de ma tronche, ou il se paye ma tête, ou il se fou carrément de ma gueule. J'hésite encore!!!
Dr cessez donc de nous agresser avec vos définitions trop spécialisées, et restez proche du peuple ignare de cette science médicale! Vous en seriez aimable!

« Bon en gros, vous avez une inflammation des tendons du pouce, et un épaississement de la gaine entourant vos tendons de la main droite. »
Ben voilà. Pourquoi n'a-t-il pas commencé par là ?
« Je vais donc vous prescrire du solupred et de l'apranax. Et vous faire réaliser une atèle sur mesure visant à vous immobiliser pendant 3 semaines. »

3 semaines? J'avais dis de rester AIMABLE !!!

Non mais sérieusement, il me voit vraiment immobilisé pendant 3 semaines ? MOI ? Mais il a fumé quoi ?
C'est la grève des internes pour leur liberté d'installation sur le territoire qui le met à nerfs ? Quand bien même ce n’est pas une raison pour titiller les miens en me disant ça ! Et surtout pas en me les immobilisant pendant un tel temps!!!

Bon en un sens, il faut bien se faire une raison. Donc l'air empesé, vous tendez votre carte bancaire de paiement, vous lui faites un grand sourire et prononcez le sempiternel « Merci beaucoup Dr, bonne soirée », et foncez faire votre atèle dans la pièce d'à côté. Avec l'unique espoir que ça calmera la douleur.

Une chance pour son avenir dans la médecine, souffrance s'atténue. En un sens, c'est logique, c’est un spécialiste, exerçant dans une grande clinique lyonnaise, médecin du sport, et avec des honoraires faisant foi de sa qualité. Somme toute, rien d'illogique.

Mais tout de même, après vous avoir anesthésié le porte-monnaie et la main, c'est la tête qu'il vous enclume!!!
Car il avait tout bonnement omis de me précisez que les médicaments calmeraient la douleur au prix de maux de ventre et d'évolution dans un épais brouillard. Comme si on avait voulu endormir un cheval tout en le dopant pour la prochaine course, après lui avoir fait fumer 15 pétards de majijuanna.
Bon à sa décharge, les cours de ce matin n'ont pas du aider à ma clairvoyance du jour.

Mais il avait aussi oublié de m’avertir des effets directs, sans lien de causalité avec la prescription pharmaceutique : le handicap lié à l'immobilisation.
Et d'un coup, le traitement qui devait calmer vos tendons, ne veux pas faire effets sur les nerfs!

Car imaginez-vous privé de votre main motrice... Pendant 3 semaines! Essayez quelques heures de faire sans, et gouttez ensuite au plaisir de jouir de la motricité de l'ensemble de vos membres. Une jambe, à la rigueur. La main gauche, pourquoi pas. Mais pas la main motrice!!!
Allez je vous aide: ouvrir un yaourt, écrire, essuyer un verre, faire la vaisselle, se laver, s'habiller, se déshabiller, manger, cuisiner, conduire, tartiner du Nutella® ...
Et je passe volontairement sur tous les actes de la vie commune personnels et intimes, dont l'usage de cette fameuse main droite s'avère essentielle.

Héhéhéhé, tous ces fameux actes si utiles, vous ne pouvez plus les faire! Vous êtes devenu une loque dépendante de l'âme charitable qui voudra bien vous venir en secours!

Et croyez-moi, c'est une situation fort incommodante pour quelqu'un d'autonome qui n'aime pas être assisté.
On va encore dire que je me plains. Mais Non, c'est pas du tout mon genre voyons!
Qui se plaindrait en une telle situation ?
Deux jeunes filles me font à manger, me choient, je vais quand même pas me plaindre!

Excepté si on prend en compte que mes partiels de mi-semestre arrivent, et qu'ils auront lieu pendant cette foutue immobilisation.
Damned!

Mais ce n'est pas la finalité de l'histoire. Car aussi étonnant que cela puisse paraître, j'en ris plus que je n'en pleure. C’est une situation provisoire, je ne suis pas dans un état critique ; Et mes profs compréhensifs mettent en oeuvre le nécessaire pour que je ne sois pas pénalisé.

Et puis, ensuite, si je ris, c'est de moi. Parce que je ne sais pas comment je me suis fais cette chose machin truc de De Quervain, et qu'il n'y a qu'à moi que ça arrive sans cause.

Allez, pour railler encore un peu plus de moi : le temps pris pour écrire ces lignes?
Il est 15:08, j'ai commencé à 13h12.
Pfiouuuuu

lundi 22 octobre 2007

L'autonomie bancaire ? Danger!

L’autonomie bancaire…
Voilà une notion juridique économique assez simple, mais qui est source de cocasses situations de faits, à l’origine d’une jurisprudence aussi épaisse qu’une œuvre complète de Maupassant !
Pour les profanes qui seraient susceptible de me lire, et qui soient suffisamment courageux pour aller au-delà de ces lignes, attardons-nous sur l’origine et l'explication de cette notion d’autonomie bancaire.

Dans un passé pas si lointain, la femme mariée était loin de posséder autant de droit face à ceux dont joui la femme moderne.
Il fût un temps où le mari, seul, administrait la communauté, sauf en cas de fautes graves de gestion du patrimoine. Le mari gérait jusqu’aux biens personnels de son épouse ; cette dernière ne pouvant, dans le meilleurs des cas que bénéficier d’un mandat de gestion - ou d’une autorisation de son charmant et dévoué époux - pour réaliser une opération sur ses biens propres.

En découlait naturellement que la femme mariée ne disposait pas de comptes de dépôt ou comptes de titres personnels. Elle devait même obtenir autorisation pour exercer une profession.
En gros, mesdames, imaginez-vous sans compte bancaire, sans carte bancaire ... sans la possibilité de vendre l'immeuble hérité de votre grand tante si Monsieur n'est point d'accord (surtout s'il y a installé son amante).

Certains regretteront ces temps fastueux de phallocratie domestique, ou la femme se devait à remplir pleinement son rôle de génitrice, de réceptionniste, d'éducatrice et de ménagère parfaite.
Mais les us et coutumes ont eu raison de ces misogynes, et le législateur consacra enfin l’autonomie bancaire des époux (autant dire de l'épouse) par la loi du 13 juillet 1965.

Au terme de l’article 221 du code civil, « chacun des époux peut se faire ouvrir, sans le consentement de l’autre, tout compte de dépôt et tout compte de titres en son nom personnel.
A l’égard du dépositaire, le déposant est toujours réputé, même après dissolution du mariage, avoir la libre disposition des fonds et titres en dépôt. ».

Sans rentrer dans les détails, histoire de ne pas faire fuir les rares lecteurs profanes qui auront eu la folie de s’attarder si en avant dans mes explications, cette loi ne proclama pas qu’une autonomie bancaire.
Le législateur (nos bons vieux députés impuissants siégeant à l’Assemblée et que vous avez soit disant élus) s’est pris d’une frénésie libéraliste et féministe.

On accorda, sous des mots asexués la capacité pour l’épouse de percevoir ses gains et salaires, d’exercer une activité professionnelle sans le consentement de l’époux, de réaliser tout actes sur un bien meuble qu’elle détient individuellement …
Le but recherché, finalement accompli par une loi de 1985, venant largement compléter la loi de 1965, était la mise sur pied d’égalité des époux. Il a donc fallu, à grand renfort de textes légaux, accorder nombres de prérogatives à une épouse longtemps déconsidérée.

Mais revenons à notre splendide autonomie bancaire prônée par l’article 221 précité.
Imaginez donc la pauvresse ignorante de ce texte ; et qui en le lisant (et après explications) découvre que ce droit insoupçonné, tellement il lui paraissait naturel, est le fruit récent d’une création de pur droit visant à supprimer un déséquilibre vieux de la Création !!!
Ben ouai quoi, Eve avait croqué la pomme, perverti et rendu puéril Adam, la bougresse n'était pas fiable, ses filles ne devaient pas l'être beaucoup plus.

Le texte prend alors une signification bien plus importante et philosophique que la simple notion d’autorisation légale, dont la portée est généralement dévoyée par un regard laïc du droit.
Je vais décevoir beaucoup d’entre vous: cette conception de l’autonomie bancaire est loin d’être suffisante!!!
S’attacher à ne considérer que la possibilité d’ouverture d’un compte de dépôt (communément et injustement dénommé « compte courant ») revient à ne pas prendre en compte la génialissime capacité des mots d’un texte légal à engendrer des conséquences très étendues.
C’est ici que l’on touche à toute la richesse du droit.

Comment ce pauvre texte du code civil peut-il engendrer autres droits, obligations, devoirs que celui expressément écrit ?
[Il n’est plus temps de lâcher, on entre dans le vif du sujet… la suite promet]
Car ce fameux texte pose bien plus qu’un droit, il pose une présomption de pouvoir en matière bancaire.

Gné ? Présomption quoi ?!@#`7?

Si chacun des époux peut se faire ouvrir un compte en son nom personnel, il est aussi réputé avoir la libre disposition de ces fonds et titres déposés sur ce compte.
De cette disposition découlent plusieurs obligations pour le déposant :
  • Il n’a pas à justifier de ses pouvoirs sur les fonds et titres ;
  • Le dépositaire (banquier) ne pouvant pas exiger une quelconque justification concernant le régime matrimonial, la provenance des fonds du déposant.

J'explique: Vous avez un compte courant provisionné d'un certain montant. Pour Monsieur le banquier, cette somme appartient au détenteur du compte et à personne d'autre. Quand à savoir si cette somme est bien à vous, et pas à un autre, il s'en tamponne l'oreille avec une babouche. Enfin, c’est le principe général.
Remarque édulcorée aux éventuels délinquants : le banquier à tout de même un devoir de surveillance des choses qu’il à sous sa garde, notamment s’il lui apparaît que l’origine des fonds est douteuse ou illégale. Dans ce cas il prévient le TRACFIN. Que voulez-vous, on apprécie pas à sa juste valeur le blanchiment de capitaux.

Et c’est bien cette présomption qui rend ce texte hautement intéressant.
Car l’autonomie bancaire de la femme est loin d’être aussi passionnante que les effets collusoires découlant d’une telle autonomie légale.
Considérant les effets de cette prérogative nouvelle, le banquier, sous le jeu de la présomption, et qui exécute ainsi les ordres du titulaire du compte, se trouve protégé et ne peut voir sa responsabilité engagée.
Ben ouai ! S’il n’a pas obligation de vous demander si les sous que vous lui remettez ne sont pas issus du racket de la vieille du quartier ou d’un commerce de dope, vous ne pouvez pas lui reprocher de garder des capitaux illégaux !

C’est fort intéressant. Car présumer, pour le banquier, et uniquement pour ce professionnel, que l’époux dispose des pouvoirs nécessaires sur les fonds et titres, ne signifie pas pour autant que cet époux dispose réellement de ces droits.

Bon, ok ! et après ? Ben, il y a le mariage. Et le régime « de base » du mariage est la communauté légale réduite aux acquêts.
En gros, communauté légale signifie : tous les biens acquis durant le mariage entre dans la communauté, donc appartiennent aux deux époux.
C’est l’article 1402 du code civil qui pose cette deuxième présomption pour les biens dont on ne connaît pas l’origine.

Si l’on entend connaître les pouvoirs du conjoint du déposant par référence aux règles du régime des biens, il faut donc commencer par rechercher la propriété des fonds en dépôts.

Avec la nouvelle égalité dans l’administration des biens de la communauté édictée par la loi de 1985, la corrélation de ces deux dispositions met en place un système se situant entre la protection et la collusion des époux.
  • D’un coté elle permet aux banques de contracter avec un seul des époux un engagement lourd de conséquences, exposant la famille à des dettes inconsidérées.
  • De l’autre, elle permet à des conjoints indélicats de s’organiser afin de limiter leurs engagements, en offrant à la banque un seul des époux pour débiteur, ou d’engager la responsabilité du dépositaire.
  • Un des époux peut même se servir de ce système pour confondre son conjoint, à des fins indélicates.
Entre le risque de céder à la pression des banques et l’envie des époux de s’entendre pour limiter les conséquences de leurs actes, les banques sont aussi parfois instruments de la nocive activité d’un époux contre l’autre.
Bon ok, pas de souci, restez calmes, j’explique. Peut être que prendre des cas concrets permettra de vous éclairez sur l’usage consécutifs de termes barbares.

Voyons ce premier arrêt de la Cour de cassation, chambre commerciale, dans un arrêt en date du 21 novembre 2000, n° 97-18.187 et que vous trouverez aux Dalloz 2001, somm. 2932 ; ou encore au JCP G 2001, 103.
Oo !! Doucement petit profane… Ne va pas te faire un nœud au cerveau ! Ces références ne sont pas pour toi. Inutile de te torturer. Elles sont pour l’étudiant malin qui ira (dans mes rêves profonds) lire l’arrêt et son commentaire dans des ouvrages qui lui sont exclusivement destinés. Te concernant, mieux vaudrait que tu te dirige vers www.legifrance.gouv.fr

La solution de la Haute juridiction affirme avec vigueur toute la force de la présomption posée par l’article 221 du code civil, jugeant que la banque qui encaisse un chèque sur le compte personnel de l’un des époux, n’a pas à s’assurer du consentement de l’autre époux.

En l’espèce voici un époux fort malheureux … ayant vendu un bien indivis qu’il possédait avec son épouse. Il endosse le chèque de l’acquéreur (fait son grigri de signature derrière le chèque) et le confie à son épouse aux fins d’encaissement sur un compte joint ouvert au Crédit Agricole - pour ne pas la citer. Déjouant les souhaits de son mari, l’épouse encaisse le chèque sur son compte personnel.
Quand je vous dis que c’est une erreur d’avoir autoriser la femme faire joujou avec l’argent !

Peu après, le divorce est prononcé aux tords de l’épouse en considération notamment de la faute qu’elle avait commise en spoliant son mari de la part des fonds auxquels il avait droit.
Mais l’ordonnance de divorce ne lui permet pas pour autant de récupérer son pognon.
Las, le juge s’est prononcé ce sur quoi on lui avait demandé de statuer : le divorce. Il aurait ordonné un remboursement que ce n’aurait pas été légal.

Le mari tente de mettre en jeu la responsabilité de la banque pour ne pas s’être assuré du consentement de l’époux co-bénéficiaire d’un chèque lors de l’inscription du montant du chèque sur le compte ouvert au nom du conjoint.
Foutu banquier incompétent, rend moi mon fric ! C’est de ta faute salaud de bon à rien, fallait pas laisser faire ma femme !

C’est là que tout le tragique fait son apparition, achevant notre pauvre mari désespéré, qui s’aperçoit que la loi n’est pas de son coté.
Foutue présomption de l’article 221, qui fait écarter la responsabilité de la banque par une chambre commerciale qui retient à bon droit que, "en vertu de cet article 221, l’épouse disposait du pouvoir d’encaisser seule un chèque endossé par les deux époux, aucun concert frauduleux entre l’épouse et la banque n’étant prouvé ni même allégué".
Les desperate housewives, ne sont donc pas si désespérées que cela !

C’est le triste sort de l’article 221 du code civil que d’apparaître dans le contentieux que dans sa dimension la plus déplaisante.
Déplaisante ? Tout dépend pour qui !!!!
Tout dépend également de la personne que vous souhaitez brouter !

Car tous les hommes ne sont pas des niais décérébrés laissant des chèques à leur épouse, et toutes les épouses ne sont pas des salopes ne cultivant que le plaisir secret de ruiner ou spolier leur tendre et pauvre époux… fidèle bien entendu !

Donc si l’on écarte ces 45% de la population maritale, il reste les autres… gentils couples en maison de banlieue, quinquagénaire avec un enfant unique… Et qui devant la situation qui se fait leur, décide de venger le consommateur en entubant joyeusement, et avec l'appui de la loi, leur banquier impuissant.
Possible !?! Ouaiii, laissez-moi vous montrer !

Car si la fraude n’a pas été alléguée en l’affaire qui va suivre, il n’en reste pas moins, que toute personne qui en aura eu connaissance, et qui se verrai dans une commune situation, aurait la tentation de la mettre en œuvre.

Com. 11 mars 2003, 00-20.866, D.2004, 1479.
Nous avons donc un couple marié sous le régime légal. Le mari décide d’ouvrir un compte de dépôt à sa moitié pour la vie (rires étouffés) et de le créditer d’un dépôt chéquier de 380 000 FR.
Un peu plus tard, le mari donne l’ordre au banquier de créditer les comptes du fiston (qui naturellement est en liquidation judiciaire … ben oui faut bien un élément déclencheur !).
Vous me direz, rien de bien palpitant. Sinon que la somme créditée au bénéfice du fils à du permettre de solder la procédure collective dont il faisait l’objet.
Et ?
Et voici Madame, outrée dans son statut féminin, alléguant le retour à un passé de domination masculine injustifiée, et heureusement aboli.
Son mari ayant agit sans son consentement, et sans procuration, elle demande la restitution des sommes injustement débitées de son comptes de dépôt auprès de son banquier.

La banque aura beau crier sa croyance légitime en l’existence d’un mandat domestique tacite au bénéfice de l’époux, les juges de droit sont sans appel.
La protection de l’article 221 joue de plein droit. L’époux n’a pas de droit d’ingérence dans les affaires du comptes personnel de son conjoint. Et est fautive la banque qui entend méconnaître ces dispositions.
C’est l’effet boomerang d’une disposition protectrice, dont on cherche à dévoyer les effets.

Je critique et conspue beaucoup ici des dispositions légales qui ont fait beaucoup pour l’émancipation féminine.
Mais il est un constat que le législateur devrait prendre en compte, et d’urgence : la femme est, dans l’ère de la bancarisation à outrance, l’égal de l’homme depuis la fin du siècle dernier. Cet article a amplement joué son rôle de justicier de la cause financière féminine dans l’ordre interne français.
Ne faut-il pas, maintenant que la présomption de pouvoir bancaire à produit ses effets, en limiter la portée pour protéger des familles, voir des professionnels exposés dangereusement à une banalisation des opérations bancaires ?

En attendant, couples mariés, en situation de crises, profitez donc des avantages que vous procurent le législateur et la jurisprudence. Vous êtes légalement protégés !!!
Allez donc bottez le cul de la raclure de capitaliste représentée par le conglomérat des établissements bancaires.
Votre mari vous trompe ? Videz lui son compte de dépôt ou de titre, créditez son salaire sur un de vos comptes …Mais attention, faites preuves d’imagination et de discrétion, car il peut faire pareil.
Dans le doute consultez un avocat… car voilà la finalité et la moralité de l’anecdote bien longue du jour.

A ceux qui n’auraient rien enregistré de cette simple magouille juridique, il vous faut les conseils avisés d’un avocat. Il est le seul à même de vous conseiller en la matière.
Et comme cela relève de la fraude légale, sachez que si la fourberie fonctionne, vous lui serez redevable de 40% du montant soldé, plus les honoraires.
En cas d’échec (impossible voyons) ce dernier niera avoir eu connaissance de votre personne et s’abritera derrière le secret professionnel. Il pourrait même vous représenter devant les juridictions judiciaires… en tout bon professionnel qu’il est !!!

Pour conclure de manière moins risible et plus rationnelle, je dirais ironiquement: "mais où est donc le temps d'une phallocratie dominante?"

dimanche 21 octobre 2007

Souffrance

Souffrance immense, paradoxale douleur. Comment l’amour, je parle ici de l’acte d’aimer, pas du sentiment amoureux, peut-il être si fortement oppressant ?

Comment concevoir qu’un sentiment comme l’amour, créateur de moments dual d’une beauté si pure et si parfaite, puisse être également à l’origine de cet immense déchirement intérieur ?

J’étouffe, malgré l’air froid qui gorgeait mes poumons il y a encore quelques minutes. J’ai la sensation de m’évanouir, emporté par ce vent qui tourbillonne et s’engouffre dans mes cheveux.
Qu’il m’emporte, qu’il me fasse disparaître.
Que la douleur cesse.
Les larmes de bonheur sont devenues souffrance, embrouillant mon âme endolorit par ce désespoir immense.

Déchirement incompréhensible, produit d’un sentiment incontrôlable, faites que je sombre, que la torture s’arrête.
Que seule la beauté, sa beauté ;
Que seul l’amour, son amour ;
Arrêtent le temps et puisse m’emporter
Loin de cette pesanteur qui m’entoure.

Faites que ses bras m’enveloppent, que ses yeux me caresse, que le temps s’arrête ;
Faites que son corps me réchauffe, j’ai froid.
Faites que sa bouche m’insuffle l’air nécessaire à mes poumons asphyxiés ;
Faites que son cœur ravive le mien qui s’éteint ;

Ce cœur qui se consume, d’un sentiment trop pur, d’un sentiment trop fort ;
Que ma tête s’abandonne, oublie l’antagonisme tuant d’un sentiment que ma raison peine à concevoir. Emmenez-moi loin, que cela cesse.
Que la nuit m’achève, que le feu qui me brûle ait raison de ce déchirement, que le vent insistant dissémine ce qu’il reste de moi.

L’amour. Son amour. Elle. Son absence.
Incompréhension de cet état.

Achevez-moi.

samedi 13 octobre 2007

Démenager... calvaire!!!

Bon et bien voilà, l'heure fatidique arrive.
Après avoir signé le bail mercredi en 10 et avoir fait l'état des lieux de l'appartement hier, je vais bientôt commencé le long et perilleux passage de l'emménagement.
Comme si faire les cartons le WE dernier n'avait pas été suffisement emmerdant, il faut à présent les monter au 5e étage de mon immeuble, pour ensuite les défaire.
Une chance, l'immeuble est fourni en assenceur, ce qui était loin d'être gagné pour un ancien immeuble Lyonnais du 6e arrondissment.

Si je survi à cette épreuve de force, que je ne suis pas mort écrasé par le frigo dans l'escalier ou étouffé par le matelas dans l'ascenceur, sans doute pourrez vous profiter du récit épique (ou rocambolesque) de l'aventure qui se profile.

Survivre ... voilà le maitre mot de ce jour ...

vendredi 14 septembre 2007

Midnight Poison


The New fragrance by DIOR.

Un chef d'oeuvre c'est un accomplissement. C'est le cumul du génie et de tout le savoir-faire des plus grands maîtres. Parce qu'ils savent capter les instants fugitifs, le sombre et l'intense, le délicat comme l'extravagant, ils se sont unis pour le rêve ... by Dior!

Notes de rose, de patchouli et d'ambre, enivrante création olfactive sur le thème de Cendrillon, invitation au rêve, à l'innaccessible. Réalisation cinématographique par le maitre de la magie du nocturne et de la couleur, une splendeur féminine, égérie glissée dans une robe hommage , sur une musique rock inoubliable.

O
n touche le rêve du doigt, des yeux, du nez!

C
hanel avait donné le ton avec sa publicité pour le sublime n°5.
D
ior franchi le pas à son tour pour le plaisir de tous les sens. Même leur site internet est une merveille: à voir absolument pour les détails et le film en HD .

Parfumeur
: François Demachy.
Réalisateur : Wong Kar-Wai.
Egerie
: Eva Green
Créateur Robe
: John Galliano.
Musique : Muse - Space Dementia.



mercredi 5 septembre 2007

Quand on est con ...

C’est étrange.
Il y a des soirs ou l’envie d’écrire se fait pressente. Et aussi subrepticement qu’elle est apparue, cette envie s’envole.
Ce peut être au gré d’un coup de téléphone, d’une annonce des autorités familiales concertés pour le pire, ou pour une fainéantise affirmée.

Je dirais même plus qu’en général, il est des plus difficile d’analyser la cause de sa propre perte d’inspiration.
Quand à écrire le pourquoi nous n’avons plus envie d’écrire, c’est du masochisme.
Surtout quand on note que je me force à cet exercice au combien complexe pour le profane que je suis en écriture, en philosophie ou autre art littéraire.

Cependant, l’envie de comprendre pourquoi, comment on perd cette envie d’écrire, devient presque plus enivrant que la perte d’écrire elle-même. Et plus les mots s’affiche sur l’écran, plus le désir d’aller avant dans la réflexion s’impose à la raison !

C’est pour cette raison que je n’en écrirai pas plus.
Et oui … par pur esprit de contradiction. Parce que c’est la soirée des contradictions !

mardi 4 septembre 2007

Insatisfaction !


...

lundi 3 septembre 2007

Paris ... Pardon !!!

Infidélité !

Une nuit, une autre! Dans la tiédeur ambiante, je la vois autre, nouvelle. Dans les sombres reflets argentés de son fleuve, je la redécouvre, de ses yeux : apaisante, sensuelle, et fière…Bouillonnante, vivante et vibrante.

Infidélité !

Elles sont réunies. Dans leurs étreintes, je cède au plaisir, apparition du bien être.
Doucement, sans réfléchir, s’ouvrir et s’abandonner à cet enlacement de bonheur.
Elles m’embrassent dans une brûlante tendresse.

Infidélité !

Brefs instants volés au temps suspendu à leurs beautés.
Indomptables, joueuses, sérieuses, délicates. Elles m’entraînent et me retiennent, elles se découvrent. Je m’envole... Je respire !

Infidélité !

Fugacité de la nuit passée, Leurs bras sont loin… peu importe ! C’était elle, c’était sa ville.
Paris… Pour la première fois j’étouffe.
Paris Pardon !

vendredi 31 août 2007

L'homme malmené

« Hey, Charly, tu veux rire ? »

En général, lorsque ma sœur s’annonce en ces termes, c’est que la suite promet d’être cocasse, limite hilare.
Demi tour toute pour lui faire face, un sourire biaisé de la femme qui sait se faire désirer s’affichant sur son visage.

« Dans le staff Séphora il y a 120 mecs »

« Sur les 120 mecs, il y a 5 hétéros »

Tout de suite ça devient plus intéressant. Je me dis que cela ne va pas aider au changement de la condition masculine dans l’univers du cosmétique !

« Et sur les 5 hétéros, ben devine quoi … y’en a 3 qui me draguent !!! »

God dam!!!
Et voilà. Pourquoi faut-il qu’elle prenne cet air faussement outré, limite gêné ?
C’est fini, l’homme est grillé dans le cosmétique. Ou à défaut, il est au choix classifié dans l’une ou l’autre catégorie du gay (ou bi) ou du gros dragueur macho et trivial.

L’exemple typique de l’indélicatesse se présente ainsi :
« Dis voir, tel jour c’est l’ouverture de la coupe du monde de rugby. Tu crois que c’est un motif suffisant pour faire changer mes horaires de taf pour que je puisse regarder cet événement incontournable ? Tu peux me changer mes horaires ? »

« Mais bien sur… Je vais te changer ça sans problème, et permuter avec une autre personne. T’en fais pas. Et puis ensuite on ira voir ensemble l’ouverture, chez toi ou chez moi … comme tu veux ! »

Voilà comment la séduction mal léchée, et dénuée de classe s’affirme. Tout ça parce que la condition masculine chez Séphora est mise à mal, que le pauvre hétéro en devient macho pour résister à l’envahissement homosexuel.
Tout ça aussi parce que ces pauvres demoiselles ne prennent pas le temps de comprendre la pauvre situation de ces mâles en perdition dans un univers féminisé à outrance ; dans lequel 95.33 % des hommes composant 48% de l’effectif salarial ne répond plus au critère socialement, sexuellement, sociologiquement et bibliquement correct de la définition de l’homme (dans sa conception masculine).

Messieurs, sachez rester classe en toutes circonstances !

mercredi 29 août 2007

Problème Existentiel

Mesdames, mesdemoiselles messieurs,
La meilleure publicité pour le Petit Beurre LU
vient des brugnons.

Manger un brugnon devant son ordinateur au bureau est devenu un exercice des plus périlleux. On peut même se demander si la tâche, au moins une fois, fût aisée.
Ayant arrêté de fumer, je grignote. Je m’étais dis qu’un fruit valait mieux que les chimiques et caloriques barres coupe-faim.
[nous reviendrons plus tard sur cet arrêt nicotinique plusieurs fois enfreint devant l’attirance de la nocive bouffée cancérigène d’une Marlboro dégageant une délectable fumée bleuâtre]

Me voilà donc avec mon brugnon, devant mon PC, lisant une obscure retranscription parlementaire.
L’amorce du fruit se fait toujours avec délicatesse afin d’éviter la giclée du nectar sur la chemise.
Il croque comme une pomme, le danger est écarté.
Concentration se fait sur la valeur juridique de la signature électronique, l’hypnotisme pointe, on se relâche… Le grignotage devient mécanique.

Fatale Erreur.

Le vicieux n’est pas si ferme et peu juteux que prévu. Un délicat filet sucré sur son poignet fait sortir de la somnolente lecture. On zoom sur la goutte qui se forme à la base du noyau.
La collision avec le clavier est imminente. Tout comme la tâche sur la manche que va générer la coulure sur le poignet. Attention DANGER !!!
Translation vers la droite, crainte pour les documents sur le bureau ; Recul, crainte pour le pantalon.
Cela se fini jambes écartées, penché au-dessus de la corbeille à papier, seule solution de secours imaginable en cet instant critique.

On ne cogite pas sur l’absurde de la situation. Mais les pas dans le couloir, la vision de la porte ouverte, et le cocasse de la position entraîne une soudaine culpabilité mêlée d’une compréhension du risible.
Dernière bouchée, tel un goinfre, le trognon file rejoindre les brouillons et autres détritus papier.
Le délit est consommé… reste un détour par les WC pour effacer toutes traces visibles du méfait.
Nul n’en saura jamais rien.

Excepté le collègue qui se pointe, gueule enfarinée pour vous saluer, et qui vous impose sa main tendue.
Le tragique vient de faire son apparition. Rien à envier à Racine pour le coup !

C’est décidé. Le fruit juteux ou non, dans toutes ses formes est proscrit. Il est devenu trop dangereux.
Heureusement que le petit beurre est là. Merci Lucien Utile !