mercredi 29 août 2007

Problème Existentiel

Mesdames, mesdemoiselles messieurs,
La meilleure publicité pour le Petit Beurre LU
vient des brugnons.

Manger un brugnon devant son ordinateur au bureau est devenu un exercice des plus périlleux. On peut même se demander si la tâche, au moins une fois, fût aisée.
Ayant arrêté de fumer, je grignote. Je m’étais dis qu’un fruit valait mieux que les chimiques et caloriques barres coupe-faim.
[nous reviendrons plus tard sur cet arrêt nicotinique plusieurs fois enfreint devant l’attirance de la nocive bouffée cancérigène d’une Marlboro dégageant une délectable fumée bleuâtre]

Me voilà donc avec mon brugnon, devant mon PC, lisant une obscure retranscription parlementaire.
L’amorce du fruit se fait toujours avec délicatesse afin d’éviter la giclée du nectar sur la chemise.
Il croque comme une pomme, le danger est écarté.
Concentration se fait sur la valeur juridique de la signature électronique, l’hypnotisme pointe, on se relâche… Le grignotage devient mécanique.

Fatale Erreur.

Le vicieux n’est pas si ferme et peu juteux que prévu. Un délicat filet sucré sur son poignet fait sortir de la somnolente lecture. On zoom sur la goutte qui se forme à la base du noyau.
La collision avec le clavier est imminente. Tout comme la tâche sur la manche que va générer la coulure sur le poignet. Attention DANGER !!!
Translation vers la droite, crainte pour les documents sur le bureau ; Recul, crainte pour le pantalon.
Cela se fini jambes écartées, penché au-dessus de la corbeille à papier, seule solution de secours imaginable en cet instant critique.

On ne cogite pas sur l’absurde de la situation. Mais les pas dans le couloir, la vision de la porte ouverte, et le cocasse de la position entraîne une soudaine culpabilité mêlée d’une compréhension du risible.
Dernière bouchée, tel un goinfre, le trognon file rejoindre les brouillons et autres détritus papier.
Le délit est consommé… reste un détour par les WC pour effacer toutes traces visibles du méfait.
Nul n’en saura jamais rien.

Excepté le collègue qui se pointe, gueule enfarinée pour vous saluer, et qui vous impose sa main tendue.
Le tragique vient de faire son apparition. Rien à envier à Racine pour le coup !

C’est décidé. Le fruit juteux ou non, dans toutes ses formes est proscrit. Il est devenu trop dangereux.
Heureusement que le petit beurre est là. Merci Lucien Utile !




2 commentaires:

Malixia a dit…

De toute façon, les Américains nous ont pris jusqu'à nos p'tits Lu =(

Anonyme a dit…

Pour ce genre de situation périeuse les serviettes sa existent. Donne moi l'adresse pour te faire livrer les LU ? sinon reprend la cigarette !