
La politique est l’art de donner de la main gauche un bonbon à un enfant pour lui prendre son jouet de l’autre main.
La diplomatie semble être celui de fermer les yeux sur des pratiques plus alambiquées encore.
Il suffit de regarder les récents événements en Russie pour s’en convaincre.
Le contexte des futures élections législatives est devenu un échiquier planétaire ou les considérations économico politiques rejoignent celles des guerres de survies et de pouvoirs internes.
L’hypocrisie est montée si loin que l’on en revient diplomatiquement à un vieux James Bond.
Avec USA versus URSS (stalinienne version Poutine et à l’aune du capitalisme).
Dans les faits, et pour survoler (allez lire Le Monde) les Etats-Unis et l’Europe dénoncent l’intervention musclée des forces de l’ordre soviétiques durant les manifestations des partis opposants au parti de la Russie Unie (celui de Mr Poutine).
Nos démocraties s’inquiètent de la préservation de la liberté de parole et des droits de l’Homme dans ce contexte législatif russe.
On peut comprendre cette inquiétude, quand on sait que le leader de ce parti n’est autre que le futur chef d’état sortant qui, parce qu’il ne peut briguer de nouveau la présidence de la fédération de Russie, souhaite se présenter à la tête de son gouvernement !
Une majorité massive au législative lui assurerait ce poste sans équivoque possible et une légitimité inégalée. Le futur président en serait relégué à la très inconfortable position honorifique et représentative d’un fantoche couronné après les Communes.
Les récents propos de son Excellence Poutine sont l’illustration même de ce coup d’Etat qui se profile.
Lors d'une réunion à Saint-Pétersbourg de son parti Russie unie, qu'il mène à ces élections, le président russe a affirmé lundi que le retrait des observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe était largement dû à des pressions américaines. "Nous avons des renseignements, une fois de plus, selon lesquelles ce retrait a été décidé sur la recommandation du département d'Etat américain (...) Nous en tiendrons certainement compte dans nos relations bilatérales" avec Washington, a-t-il dit, ajoutant que « la Russie devait avoir une défense forte pour décourager ceux qui sont tentés de fourrer leur nez morveux dans nos affaires". "De telles manoeuvres ne peuvent pas faire échouer les élections en Russie. Elles visent à nier toute légitimité à ce scrutin, c'est tout à fait clair, mais elles n'y parviendront pas", a ajouté le chef de l'Etat.
Bush s’insurge ! L’Europe feint d’être outrée. Le commun des mortels pourrait l’être et se doit de l’être. Comment justifier l’arrestation controversée de Mr Garry Kasparof, chef de file du parti de l’opposition ? Surtout quand, unanimement, tout le monde s’accorde pour dire que l’ancien champion du monde d’échecs ne menace nullement l’avenir radieux du parti de Monsieur Poutine (selon les propos de Mr Kouchner).
Y aurait-il une ambiguïté qui nous échapperait ? Pourquoi nos politiciens sortent tous leurs airs choqués pour dénoncer une arrestation et une dispersion des manifestants avec une vigueur digne d’un état … policier (pour faire de l’emphase).
Car sortir le grand jeu diplomatique visant à déstabiliser la populace en manque d’information ne sert plus à grand-chose.
Car sur l’échiquier actuel, les pièces sont clairement identifiées et identifiable. Le seul souci pour Mr Kasparoff est de ne pas forcément pouvoir déchiffrer les intentions de son adversaire, voir ses règles du jeu, qui sont somme toutes bien inexistantes et aléatoire.
Un beau merdier, ou la Russie (devrais-je dire son Président omniscient) souhaite conserver ce que tout Tzar moderne ou non à toujours eu. Où les USA voudrait bien leur part du marché.
Et où l’Europe laisse à Mr Barroso et à sa commission le soin de s’égosiller vainement pour faire entendre de pseudos considérations et valeurs fondamentales reconnues par diverses convention, constitution, chartes, traités planétaires.
S’écrier inutilement à la violation de droits durement acquis chez nous, et si facilement bafoués chez d’autres.
Or dire n’est pas faire, et comme toujours nous laisserons faire. Car un droit prime sur tous les autres… le droit économique.
Parce qu’entre deux maux il faut choisir le moindre.
Je dis ça sans fustiger bien sur…
1 commentaires ont été généré:
Chéri tu t'adouscis... ça me fait peur :D... tu deviens soucieux de ton prochain c'est pas bon pour ta réputation d'égoiste... Tu vas finir par virer socialo XD
j'ai été super choqué de l'arrestation de Kasparof et du mutisme ambiant moi aussi :/. Je sens qu'on va entendre longtemps parler de Poutine...
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